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Les substances à bannir absolument de mes produits d'hygiène et de beauté

L'idée n'est pas de faire peur mais de faire prendre conscience de ce que l'on trouve en général dans ses flacons, qu'ils soient achetés en pharmacie, au supermarché ou en magasin de beauté ou de luxe, et même lorsque certains emballages inspirent la nature et la confiance. Faites un petit audit de votre salle de bain en regardant les listes INCI sur les étiquettes! Vous risquez d'être très surpris. Vous pouvez vous aidez d'applications gratuites comme INCI Beauty.

La liste est malheureusement longue mais nous vous listons ici les plus préoccupants:

  • Le SODIUM LAURYL SULFATE (SLS) et son cousin SODIUM LAURETH SULFATE (SLES), des sulfates couramment utilisés dans les shampoings et gels douches pour leur puissante action détergente et moussante. Ces tensioactifs agressifs sont principalement décriés pour leur pouvoir irritant, leur capacité à pénétrer des les tissus pour se fixer autours d’organes internes et pour favoriser la pénétration d’autres molécules potentiellement cancérigènes ou toxiques. On leur reproche également de perturber le système hormonal (les fameux perturbateurs endocriniens). Le SLES, en particulier, est produit à partir du SLS par éthoxylation, c’est-à-dire une transformation chimique lourde et très polluante.
  • La famille des ALKYLPHENOLS synthétisés pour leurs propriétés tensioactives et émulsifiantes qui permettent une meilleure dispersion / miscibilité des ingrédients, on les retrouve notamment dans les nettoyants pour le visage ou le corps, shampooings, produits coiffants, crèmes à raser etc… mais aussi dans les spermicides, détergents, nettoyage à sec, peintures et pesticides… Le NONYLPHENOL en particulier est interdit en cosmétiques à des concentrations supérieures à 0,1 % par l’UE qui lui reconnait un risque pour la fertilité et pour le fœtus, ainsi que des effets néfastes sur l’environnement (bioaccumulation et persistance).
  • La DiEthanolAmine (DEA), la TriEthanolAmine (TEA), la MonoEthanolAmine (MEA) et leurs dérivés sont des substances chimiques utilisées en tant que tensioactifs, émulsifiants ou encore régulateurs de PH. On leur reproche de former des nitrosamines en présence de nitrites dans les produits cosmétiques (la dégradation de certains conservateurs pouvant libérer des nitrites au contact de l’air), molécules que le Centre International de Recherche sur le Cancer classe comme potentiellement cancérigènes. On leur reproche également de provoquer des réactions allergiques et des irritations. A noter que la fabrication de l'éthanolamine résulte de la réaction d'oxyde d'éthylène avec de l'ammoniac (tous les deux toxiques). Par ailleurs, ils seraient néfastes pour l’environnement du fait d’une toxicité aiguë pour les organismes aquatiques et de leur potentiel de bioaccumulation.
  • Les SILICONES : polymères synthétiques obtenus à partir du quartz par transformations chimiques lourdes et très polluantes. Utilisés massivement pour leur polyvalence et leur effet sur le plan sensoriel : toucher velouté et non gras, sensation de peau et de cheveux soyeux instantanément… ce qui est en réalité un leurre : ils ne font que former une couche occlusive empêchant la « respiration » naturelle et l’auto-régulation, et créant une « dépendance ». Persistants et très peu biodégradable, vos cheveux, votre peau et la nature mettront un certain temps à s’en débarrasser. Si ces substances sont inertes et donc à priori sans effet sur la santé, leur toxicité va dépendre de leur forme : les formes très volatiles comme le  Cyclotetrasiloxane et le Cyclopentasiloxane sont considérés comme perturbateurs endocriniens et potentiellement cancerogènes.
  • Les QUATS ou AMMONIUMS QUATERNAIRES / POLYQUATERNAIRES, les grands remplaçants des silicones. On les retrouve notamment dans les shampoings et après-shampoigns pour le côtéglisse’. Mêmes effets que les silicones mais aussi mêmes problématiques avec un potentiel irritant et allergène en prime! Les Cetrimonium et Behentrimonium chloride notamment sont des allergènes reconnus qui peuvent provoquer des irritations. La législation autorise une concentration maximale de 0,1 % en cosmétique.
  • Les PEG et PPG (Poly-Ethylène-Glycol ou Poly-Propylène-Glycol), polymères polyvalents obtenus par un procédé chimique lourd et polluant appelé éthoxylation (à partir d’oxyde d’éthylène considéré comme gaz hautement toxique, sous haute pression et à très forte température). Ils servent de solvants, d’épaississants, de gélifiants, d’émulsifants, et de tensioactifs (agents moussants), on les retrouve donc un peu partout en cosmétique. Au-delà de l’aspect polluant, on leur reproche un pouvoir pénétrant élevé qui aide les substances actives des produits à traverser l’épiderme, les bonnes comme les mauvaises. Certains PEG comme le PEG-60 sont formés à partir de composés cancérigènes avérés, et même si ces substances sont largement diluées, l’effet cumulatif via l’utilisation de plusieurs produits qui en contiennent pourrait faire dépasser les seuils autorisés. A noter que non ou peu dilués, les PEG sont reconnus reprotoxiques (impact sur la fertilité). On leur reproche également d’être irritants.
  • Les PARABENS, des conservateurs accusés d’être des perturbateurs endocriniens et suspectés d’être capables d’établir des liaisons avec les récepteurs des œstrogènes les impliquant ainsi dans certains cancers féminins hormo-dépendants. Des études indiquent également que le Methylparaben, à une concentration cosmétique, accélère le vieillissement cutané et augmente les dommages subis par la peau si elle est exposée au  Ils sont de plus en plus abandonnés par l’industrie cosmétique.
  • Les MIT ET MCIT (METHYLISOTHIAZOLINONE et METHYLCHLOROISOTHIAZOLINONE (MCIT) : deux puissants biocides utilisés souvent conjointement qui ont eu tendance à faire leur grand retour en 2010 pour remplacer les parabens alors qu’eux même avaient été remplacés par les parabens à cause de leur fort pouvoir allergène !!!! les MCIT peuvent provoquer de  l’eczéma allergique chronique. En raison de nombreux cas, ces  conservateurs sont devenus interdits dans les produits pour enfants et les produits non rincés depuis 2017 puis les concentrations maximales autorisées dans les produits rincés ont été largement revues à la baisse. L'American Contact Dermatitis Society l'avait bien avant désigné comme étant l’allergène de l’année 2013.
  • Le PHENOXYETHANOL: Conservateur synthétique très utilisé et considéré de plus en plus à risque. On lui reproche d’être irritant, allergène et perturbateur endocrinien potentiellement cancérigène. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a recommandé dans un avis publié en 2012 de ne pas l’utiliser dans les produits destinés au siège et de limiter sa concentration à 0,4 % (au lieu de 1 % en général) dans les produits pour enfants en bas âge. L’ASNM dénonce également une toxicité hépatique ainsi que des troubles de la reproduction. Sur le plan environnemental, le Phenoxyethanol est obtenu par éthoxylation, procédé chimique lourd et polluant) qui fait réagir du phénol et de l'oxyde d'éthylène à une température et une pression élevées.
  • Le TRICLOSAN: Biocide et puissant antibactérien accusé d'être cancérogène et perturbateur endocrinien. En dépit de nombreuses études qui mettent en avant sa toxicité, le triclosan est toujours présent dans de nombreux produits cosmétiques, mais aussi désinfectants, sacs poubelle, vêtements de sports, meubles, jouets etc… Un appel mondial de plus de 200 médecins, experts, et organisations sanitaires a été lancé pour interdire son utilisation. Le triclosan aurait une action hormonale et thyroïdienne, il est fortement soupçonné d’être cancérogène, d'altérer les spermatozoïdes, d’affecter la contraction musculaire et de favoriser la résistance aux antibiotiques via un usage fréquent. Par ailleurs la substance est reconnue irritante et allergène. Sur le plan environnemental on déplore une très faible biodégradabilité.
  • La CHLORPHENESINE : Conservateur antimicrobien puissant. Dérivé du chlore, il est polluant dans sa fabrication. Son potentiel irritant semble limité dans les concentrations autorisées (irritations rares et légères). Comme le triclosan, un usage fréquent entraînerait l’émergence de bactéries résistantes. Son concentration est limitée à 0,3 % en Europe.
  • Le BHA et le BHT  (BUTYLHYDROXYANISOLE ET BUTYLHYDROXYTOLUENE) : antioxydants synthétiques issus de la carbochimie très courants en cosmétique, utilisés pour éviter l’oxydation des formulations par rancissement des corps gras (huiles, beurres…). Si le BHA est de moins en moins utilisé, le BHT lui est bien présent dans bon nombre de produits. Ils sont principalement suspectés d’être des perturbateurs endocriniens et cancérigènes possibles. On leur reproche également un potentiel sensibilisant et allergisant. Enfin, Le BHT est répertorié comme substance potentiellement toxique pour les organismes aquatiques.
  • Les PHTALATES : Substances chimiques essentiellement utilisés comme plastifiants de synthèse ajoutés au PVC pour l’assouplir. Plusieurs phtalates sont classés comme substances toxiques pour la reproduction chez l’humain par l'Agence Européenne des Produits Chimiques. Ils sont essentiellement présents en tant qu’agent fixateur dans les parfums, les vernis à ongles, les produits coiffants et plus généralement les produits cosmétiques parfumés, mais inutile de les chercher dans la liste INCI, ils n’y figurent quasiment jamais… ils se cachent derrière le terme « FRAGARANCE », mieux vaut donc privilégier des marques qui précisent que l’origine des parfums utilisés est 100% naturelle. A noter que les phtalates sont susceptibles d’être relargués par certains contenants en plastique dans leur contenu, attention donc aux emballages plastiques de type PVC ou PET.
  • Les SELS D’ALUMINIUM utilisés comme agents anti-transpirants dans les déodorants conventionnels (plus précisément les anti-transpirants). On leur reproche de pénétrer dans notre organisme (qui est incapable de s’en débarrasser) via la peau des aisselles très fine par nature et particulièrement fragilisée et perméable en cas de rasage ou épilation. S’il est avéré qu’une fois dans l’organisme l’aluminium peut atteindre le cerveau et franchir la barrière placentaire, et peut à certaines doses provoquer des maladies neurodégénératives, des atteintes osseuses et des cancers, le seuil de toxicité par absorption cutanée ne fait pas consensus. Des travaux examinés par l’ANSM ont montré que l’absorption cutané était d’environ 0,5 % lorsqu’un anti-transpirant avec une concentration classique de 20 % de chlorohydrate d’aluminium est utilisé quotidiennement. Sur peau lésée (après rasage ou épilation), le taux d’absorption monte à 18 %.
  • Le RESORCINOL est un colorant incontournable dans les teintures capillaires conventionnelles (CI 76505), utilisé principalement dans l'industrie du caoutchouc, les colles et les résines. Il est classé dans les sensibilisants forts par le CSSC (Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs) et suspecté d’être un perturbateur endocrinien par l’OMS. Plus récemment l’OMS l’a reconnu également comme irritant et sensibilisant pour la peau, les yeux et les voies respiratoires. Le Resorcinol est aujourd’hui autorisé à une concentration de 1.25% maximum dans les colorations capillaires (après mélange) et à 0,5 % dans les shampooings et les lotions pour cheveux. Sur le plan environnemental le résorcinol présente une toxicité aigüe pour les organismes aquatiques.
  • La P-PHENYLENEDIAMINE (PPD) : Produit chimique très agressif utilisé dans les colorations pour cheveux foncés et les tatouages temporaires. Il permet de faire pénétrer le colorant à l’intérieur de la fibre capillaire, il est autorisé à cet usage en Europe à une concentration maximale de 6% mais interdit dans les produits en contact direct avec la peau. La PPD peut provoquer de violentes réactions allergiques et représenterait la première cause d’eczéma allergique chez les coiffeurs. Le contact répété avec la PPD augmenterait le risque de développer une allergie qui deviedrait problématique au contact d’élément du quotidien contenant du caoutchouc, tissus et cuirs de couleur foncée, encre noire, etc…
  • Les FILTRES UV CHIMIQUES : Allergisants, perturbateurs endocriniens ou encore photo-mutagènes, on reproche à certains filtres chimiques d’être nocifs pour l’Homme et pour l’environnement aquatique. Les plus pointés du doigt sont : 4-METHYLBENZYLIDENE CAMPHOR , OXYBENZONE, BENZOPHENONE , ETHYLHEXYL METHOXYCINNAMATE.
  • L'EDTA - ACIDE ETHYLENE DIAMINE TETRA ACETIQUE  (et ses principaux sels) est un agent chélateur et stabilisant utilisé dans les savons, les shampoings, les gels douche et les eaux micellaires. Il sert à former un complexe avec les métaux lourds pour les transporter et les évacuer et à « séquestrer » calcium, calcaire etc … pour gérer les eaux dites dures afin  de ne pas perturber le pouvoir moussant et éviter les dépôts calcaires sur les cheveux notamment. Le problème est qu’il peut interférer avec d’autres métaux ou oligo éléments que ceux qu’il cible et donc perturber l’organisme et l’immunité. Par prudence, il convient de ne pas le mettre en contact avec les muqueuses et les endroits où la peau est endommagée (perméables par nature), les bébés et les jeunes enfants. Son accumulation pose problème car il n’est pas traité dans les stations d’épuration des eaux usées, ni par les filtres à charbon de notre eau potable. Le problème est finalement qu'il transporte avec lui des métaux lourds dont on ne connaît pas la destination finale.
  • Les HUILES MINERALES : Obtenues par distillation / raffinage de combustibles fossiles (pétrole, schistes bitumineux etc…), elles sont bon marché, elles ont une bonne tolérance cutanée et sont faciles à intégrer dans les formulations de crèmes, rouges et baumes à lèvres, et autres huiles de beauté et de massage. En dehors de former une couche filmogène « protectrice », ces huiles inertes ne présentent aucun intérêt pour la peau, elles ne lui apportent aucune nutrition (acides gras essentiels, vitamines, antioxydants, …) qui l’aiderait à mieux se défendre ou à se réguler. Si elles peuvent être parfois comédogènes sur certains types de peaux à cause de leur fort pouvoir occlusif favorisant l’obstruction des pores et l’apparition de comédons / boutons, aucun risque pour la santé n’a été identifié jusque-là via une application cutanée ou sur les cheveux. Mais en ingestion ça commence à se compliquer. Dernièrement, des études toxicologiques leur ont reproché de contenir des hydrocarbures aromatiques (MOAH) et des hydrocarbures saturés (MOSH) susceptibles de s'accumuler dans l'organisme et soupçonnés d’être cancérigènes. On pense évidemment aux rouges à lèvres et aux baumes à lèvres (quelques kilos ingérés au cours d’une vie d’utilisation). Normalement les huiles minérales sont supposées être de qualité pharmaceutique et donc parfaitement purifiées et débarrassées de ces composés toxiques mais voilà…. Sur le plan environnemental, elles sont peu écologiques du fait de leur origine pétrochimique.

Mais pourquoi tous ces composants s'ils ne sont pas bons? 

Ce qu'il faut savoir c'est que ces composants chimiques et complexes ne sont absolument pas nécessaires à la fabrication de soins cosmétiques, on peut et on sait faire sans. Seulement voilà, ces composants présentent 2 avantages non négligeables pour l'industrie cosmétique: un coût de fabrication extrêmement bas et une conservation longue durée qui permet aux produits d'attendre des mois voire des années dans les entrepôts avant d'arriver dans votre salle de bain. Voilà comment nous avons été amenés à consommer ce que nous consommons.

Et la législation dans tout ça?

On peut se dire qu'après tout il y a une règlementation en place et des autorisations de mise sur le marché, c'est tout à fait vrai et heureusement! Mais  il y a 2 points importants à avoir en tête: 

  1. Ces autorisations sont délivrées avec des seuils à ne pas dépasser par produit et ne prennent absolument pas en compte l'effet cumulatif lié à l'utilisation de plusieurs produits contenant le même composant, c'est à dire que si un composant est autorisé à hauteur de 0.2% considérant que c'est le seuil de non toxicité à ne pas dépasser dans le cadre d'une utilisation normale d'un produit, mais qu'on le retrouve à la fois dans son shampoing, son gel douche, son lait pour le corps, son déodorant, sa crème visage et son maquillage, il y a un problème.
  2. Combien de composants nocifs avons-nous utilisés pendant des années avant que les autorités compétentes concluent à sa toxicité et l'interdisent? Beaucoup trop malheureusement... car "des années" c'est bien le temps qu'il faut pour l'étude et l'instruction des dossiers avant d'arriver à une interdiction. Pendant toutes ces années le composant en question sera qualifié de "controversé" ou "suspecté" et pourra continuer à être utilisé en toute légalité.

Que faire alors?

Le premier reflex est de regarder la liste INCI sur l'étiquette (obligatoire et universelle), elle n'est pas toujours facile à décrypter mais vous avez aujourd'hui des applications comme INCI Beauty pour vous aider à vous faire une idée sur la composition d'un produit en quelques secondes.

Si vous n'avez pas le temps ou l'envie de le faire, votre meilleur garantie restera un label cosmétique qui respectera un cahier des charges en termes de naturalité, d’ingrédients bio et d'exclusion de composants nocifs ou controversés. Les cahiers des charges sont variables d’un label à l’autre, mais restent globalement satisfaisants, les plus connus sont COSMOS ORGANIC, NATURE & PROGRES, COSMEBIO, NATRUE, BDIH, SOIL ASSOCIATION, USDA ORGANIC