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Quel est au juste le problème avec les produits cosmétiques conventionnels?

Aujourd'hui si on regarde sur l'étiquette d'un produit cosmétique conventionnel acheté au hasard en pharmacie, au supermarché ou en magasin de beauté, cher ou bon marché, on va trouver toute sorte de composants qui pour le moins interrogent. On peut aussi constater qu'il y en a vraiment beaucoup et se demander pourquoi cela semble si nécessaire.

On y trouve donc souvent, après l'eau qui va être le composant de base s'il s'agit d'un produit aqueux, des plastiques liquides ou polymères issus de la pétrochimies (Silicones, PEG etc..), des sulfates (Sodium lauryl sulfate, Sodium laureth sulfate etc...) ou encore des biocides et conservateurs très puissants (Parabens, MIT, Triclosan, Phenoxyethanol etc...). Si c'est un produit huileux on y trouvera majoritairement de l'huile minérale issue également de la pétrochimie (paraffines, vaseline etc...). Des composants qui sont, pour certains, irritants, polluants, pour d'autres, perturbateurs endocriniens, allergisants, ou encore tout à la fois!

Ce que l'on n'y trouvera pas en revanche, ou alors en infime quantité pour les besoins marketing, ce sont des matières vivantes: des huiles végétales et des beurres riches en acides gras essentiels, vitamines et antioxydants, des hydrolats et extraits de plantes aux propriétés apaisantes, tonifiantes, reminéralisantes etc... et des actifs en quantité suffisante. Bref, des ingrédients sains et qui apportent du soin.

Mais pourquoi ces compositions si elles ne sont pas bonnes? 

Ce qu'il faut savoir c'est que les composants chimiques lourdement transformés et complexes ne sont absolument pas nécessaires à la fabrication de soins cosmétiques, on peut et on sait faire sans. Seulement voilà, ces composants présentent deux avantages non négligeables pour l'industrie cosmétique: un coût de fabrication extrêmement bas et une conservation longue durée qui permet aux produits d'attendre des mois voire des années dans les entrepôts avant d'arriver dans votre salle de bain. Voilà comment nous avons été amenés à consommer ce que nous consommons depuis des dizaines d'années.

Et la législation dans tout ça?

On peut se dire qu'après tout il y a une règlementation en place et des autorisations de mise sur le marché, c'est tout à fait vrai et heureusement! Mais  il y a deux points importants à avoir en tête: 

  • Ces autorisations sont délivrées avec des seuils à ne pas dépasser par produit et ne prennent absolument pas en compte l'effet cumulatif lié à l'utilisation de plusieurs produits contenant le même composant, c'est à dire que si un composant est autorisé à hauteur de 0.2% considérant que c'est le seuil de non toxicité à ne pas dépasser dans le cadre d'une utilisation normale d'un produit, mais qu'on le retrouve à la fois dans son shampooing, son gel douche, son lait pour le corps, son déodorant, sa crème visage et son maquillage, il y a un problème.
  • Combien de composants nocifs avons-nous utilisés pendant des années avant que les autorités compétentes concluent à sa toxicité et l'interdisent? Beaucoup trop malheureusement... car "des années" c'est bien le temps qu'il faut pour l'étude et l'instruction des dossiers avant d'arriver à une interdiction. Pendant toutes ces années le composant en question sera qualifié de "controversé" ou "suspecté" et pourra continuer à être utilisé en toute légalité.

Comment s'y retrouver?

Le premier reflex est de regarder la liste INCI sur l'étiquette (obligatoire et universelle), elle n'est pas toujours facile à décrypter mais vous avez aujourd'hui des applications comme INCI Beauty pour vous aider à vous faire une idée sur la composition d'un produit en quelques secondes.

Si vous n'avez pas le temps ou l'envie de le faire, votre meilleur garantie restera un label cosmétique qui respectera un cahier des charges en termes de naturalité, d’ingrédients bio et d'exclusion de composants nocifs ou controversés. Les cahiers des charges sont variables d’un label à l’autre, mais restent globalement satisfaisants, les plus connus sont COSMOS ORGANIC, NATURE & PROGRES, COSMEBIO, NATRUE, BDIH, SOIL ASSOCIATION, USDA ORGANIC

Attention, si ces labels vous garantissent que les substances nocives ou controversées ont été écartées, ce qui est déjà un très bon début, ils ne vous garantissent pas forcément des ingrédients de premier choix qui visent le soin. Cela veut dire qu'un produit peut très bien chercher à obtenir "la moyenne" pour pouvoir être labellisé, il ne sera donc pas nocif pour la santé mais n'apportera pas de soin particulier et pourra même flirter avec certains seuils fixés par le label.